vendredi 26 novembre 2010

J'ai froid.

J'ai froid. J'ai tellement froid.

J'aime pas avoir froid. J'aime pas avoir chaud non plus, d'ailleurs. Sur ce point, vous êtes vraiment plus tolérants que moi. Ce n'est pas du caprice, je vous jure. J'y arrive juste pas. Quand il fait froid, je paralyse. Je n'arrive plus à bouger. Je deviens tellement crispée que mes muscles grimacent et je sens de vieilles blessures de danse refaire surface au bas du corps. C'est vrai de vrai. Quand il fait chaud, j'hallucine. Je sens mon cœur battre dans ma tête. J'arrive à rien. Vous auriez dû me voir, d'ailleurs, dernièrement, dans un bain de chocolat. De toute beauté. C'est un grand luxe, se baigner dans le chocolat belge. Mais pas pour moi. Trente minutes dans un bain à remous trop chaud. J'ai failli mourir. Déjà que j'arrive difficilement à relaxer dans un bain. J'ai passé la moitié du temps assise sur le bord de celui-ci, les pieds dans l'eau, une serviette sur la tête. Alors n'allez pas me demander quel effet a sur la peau un bain de chocolat. Je ne le sais pas vraiment. Tout ça pour dire que je suis bien à 23 degrés. C'est ma température parfaite. Il existe un pays, sur cette terre, où il fait bon vivre et 23 degrés à l'année?


Je suis dans mon appartement où il fait froid, et par la fenêtre, j'aperçois quelque chose tomber. Trop lourd pour être de la neige, trop dense pour être de la pluie. Du verglas. Hark. Je n'ai pas vécu la fameuse crise du verglas (mais j'ai vécu le déluge du Saguenay, c'est vraiment pire), je n'ai pas peur du verglas, mais je le déteste. J'arrive à aimer la pluie, quand elle tombe au parfait moment après 7 jours de soleil et que j'ai du ménage à faire. J'arrive à aimer la neige, quand elle vient seule, sans vent, tombant tout doucement et pendant pas trop longtemps (j'aime la neige, mais j'aime pas pelleter pour trouver ma voiture sous quatre mètres de blanc).

Le verglas, ça ne sert à rien. Absolument à rien. Ça ne sert ni à abreuver la nature, ni à faire plaisir aux skieurs. Le verglas ne sert à rien, à part peut-être nous faire sourire un peu. Comment? Ne faites rien aujourd'hui, si la vie vous le permet. Montez le chauffage dans votre demeure à 23 degrés, enfilez bas et pull de laine (quelque chose de laid, idéalement. On se sent bien, chez soi, dans quelque chose de laid qui s'agence mal...), et assoyez-vous près de la fenêtre. Admirez le verglas faire son travail. Tomber doucement, sournoisement, l'air de rien, glacer toutes les surfaces qu'il croise sur son chemin. Quelqu'un va glisser sur ce verglas. Et ça, qu'on se le dise, c'est drôle. Un peu.

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