Jouons tout de suite la carte de l’honnêteté : j'aime pas particulièrement aller au gym. J'y vais par obligation. Ni pour perdre du poids, ni pour avoir un corps d’enfer. Juste pour bouger. On est en 2010. Il faut bouger, manger du yogourt et des noix. Pour moi, ce n’est ni agréable ni désagréable. M’en fous. J'ai certes quelques petits moments d'abstinence, on se souvient de l'époque pas si lointaine (et récurrente) de la grosse patate, mais en général, j'y vais par ci par là.
Une heure de mon temps, cours un peu, sue un peu, force un peu. IPod dans les oreilles. Idéalement, j’arbore un t-shirt moche et une queue de cheval, et j'ignore un peu tout le monde autour de moi. J'ai quelque chose à faire, et surtout pas une minute de plus à perdre. Une heure tapant plus tard, ciao bye au gentil garçon de l'accueil (Français, j’habite sur le Plateau…) et rentre chez moi.
Ça va, tant que je ne commets pas L’ERREUR. L’erreur fondamentale : oublier mon iPod. Tout devient soudainement plus vrai. Plus tangible. Soudain, je ne suis plus seule. Beaucoup plus consciente que mon t-shirt est très moche. Quinze autres personnes dans le gym. Qui courent BEAUCOUP, très fort, suent BEAUCOUP et forcent BEAUCOUP, aussi très fort. Hark. Le gym a une odeur, une couleur fade, et un son. L’ambiance sonore d’un gym sans iPod est horrible.
Autour de moi, deux demoiselles discrètes. Je cherche leur regard. J'ai besoin du soutien de quelqu'un mais elles ne voient rien. Elles ne sentent rien. Elles n'entendent rien. Elles ont leur iPod. Les treize autres? Des hommes. Qui forcent. Beaucoup. Et qui crient. Qui expulsent toute leur virilité, leur sueur, leur force et leur satisfaction par la bouche. Le gars à côté de moi fait ses abdos avec un cri tellement indécent à chaque montée que j'ai l'impression pendant un instant, les yeux fermés, d'être dans sa chambre à coucher. J’angoisse. Mal de cœur.
Toi, gars aux muscles très développés et qui t’exprimes très fort : Quand tu commences à crier et à grimacer à la première levée de tes 45 livres par bras, c'est peut-être juste que c'est trop lourd. On te jugera pas, tsé… Et si pendant toute l'heure durant laquelle je m'entraine sur 25 machines tu n'insistes que sur ces fameuses 45 livres par bras, mise en garde : ils seront gros, tes bras. Mais le reste sera mou. Ça, crois-moi, c'est pire qu'être mou partout.
Une heure de mon temps, cours un peu, sue un peu, force un peu. IPod dans les oreilles. Idéalement, j’arbore un t-shirt moche et une queue de cheval, et j'ignore un peu tout le monde autour de moi. J'ai quelque chose à faire, et surtout pas une minute de plus à perdre. Une heure tapant plus tard, ciao bye au gentil garçon de l'accueil (Français, j’habite sur le Plateau…) et rentre chez moi.
Ça va, tant que je ne commets pas L’ERREUR. L’erreur fondamentale : oublier mon iPod. Tout devient soudainement plus vrai. Plus tangible. Soudain, je ne suis plus seule. Beaucoup plus consciente que mon t-shirt est très moche. Quinze autres personnes dans le gym. Qui courent BEAUCOUP, très fort, suent BEAUCOUP et forcent BEAUCOUP, aussi très fort. Hark. Le gym a une odeur, une couleur fade, et un son. L’ambiance sonore d’un gym sans iPod est horrible.
Autour de moi, deux demoiselles discrètes. Je cherche leur regard. J'ai besoin du soutien de quelqu'un mais elles ne voient rien. Elles ne sentent rien. Elles n'entendent rien. Elles ont leur iPod. Les treize autres? Des hommes. Qui forcent. Beaucoup. Et qui crient. Qui expulsent toute leur virilité, leur sueur, leur force et leur satisfaction par la bouche. Le gars à côté de moi fait ses abdos avec un cri tellement indécent à chaque montée que j'ai l'impression pendant un instant, les yeux fermés, d'être dans sa chambre à coucher. J’angoisse. Mal de cœur.
Toi, gars aux muscles très développés et qui t’exprimes très fort : Quand tu commences à crier et à grimacer à la première levée de tes 45 livres par bras, c'est peut-être juste que c'est trop lourd. On te jugera pas, tsé… Et si pendant toute l'heure durant laquelle je m'entraine sur 25 machines tu n'insistes que sur ces fameuses 45 livres par bras, mise en garde : ils seront gros, tes bras. Mais le reste sera mou. Ça, crois-moi, c'est pire qu'être mou partout.
Morales du jour :
1. Ne JAMAIS oublier ton iPod.
2. Être mou partiel, c’est pire qu’être mou partout. (Ouin…)
Bon texte! J'ai le côté narratif ou littéraire que t'as donné à ton billet. Ça rend la chose plus dynamique à la lecture! Continue!
RépondreSupprimer*** Heu... "J'aime le côté..." Erreur de frappe!
RépondreSupprimerMerci! :) Z'êtes ben fin, m'sieur Gouin!
RépondreSupprimerJe te comprends tellement...
RépondreSupprimerJe suis déjà FAN!