jeudi 6 janvier 2011

4h30 (21 jours avant mes 30 ans)

Je travaille à la radio le matin par les temps qui courent. J'ai remarqué un truc. Si je marche dans la rue à 4h30 du matin, revenant d'engloutir une petite (énorme, même dans sa petitesse) poutine « chicks » à la Banquise à la suite d'une soirée beaucoup trop longue avec des gens beaucoup trop arrosés, je suis craintive. J'ai le pas rapide. Je jette aux deux secondes un oeil derrière. Tous les gens que je croise sur mon passage ont un air louche. Incertain. Ils sont laids et dégagent des effluves de trop longue soirée. Si je marche dans la rue à 4h30 du matin pour aller travailler, ma vision de cette petite heure est toute autre. Au lieu de la poutine en travers de l'estomac, je rêve de café et de chauds bagels. Je croise les mêmes êtres sur la rue mais cette fois, au lieu d'avoir les yeux petits parce que saouls, ils ont les yeux petits parce que réveillés trop tôt. Je ne suis pas craintive. C'est le matin. Qui passe à l'attaque le matin? La nuit est dangereuse. Sournoise. Intelligente. Maline. Le matin est endormi. Souriant. Doux. Lent. Gentil, même si noir. Hum. 

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