samedi 19 février 2011

Face QUOI?

19 février 2011. Midi quelque chose. Gate F7. Fort Lauderdale Airport.

Vous vous souvenez de mon passage pas très lointain à l'aéroport de Montréal? Ma belle gang de blancs mollets arborant fièrement sandales brunes et chapeaux de pailles sur fond de poudrerie frette tombant de côté? Je les retrouve aujourd'hui. Fidèles au poste. Mêmes sandales. Même chapeaux. Nouveau « tan ». Retour à la maison. Au revoir palmiers, salut belle Montréal. T'es frisquette, mais t'es belle pareil.


Lors de cette plus qu'agréable et chaude semaine de fainéantise, j'ai réalisé un truc ma foi plus ou moins important. Décrocher est une chose. On se rappelle que j'y arrive très bien. Se déconnecter est franchement un défi de plus grande taille. Oublier le boulot, la neige, les petites obligations quotidiennes, rien là. Fermer mon laptop, cacher mon iPhone? Pas question! Je peux maintenant dire de manière à peu près certaine que j'ai le réflex courriel un peu trop aiguisé. Idem pour le réflex Twitter. Idem pour le réflex Facebook. Oups.

Mon Facebook me sert de tout. Bon... Il fait ni la cuisine ni le ménage de mon appartement, mais il me sert de boîte courriel, de « reminder » d'anniversaire, de point de contact avec mes amis éloignés, de point de contact supplémentaire avec mes auditeurs de la radio. Il me permet de partager avec vous ce que j'aime, ce qui me fait rire, ce que je trouve intéressant, ce que je trouve ridicule mais divertissant. Il me permet de partager mes connaissances inutiles.

Il y a le Facebook qui me donne des nouvelles de gens de qui sinon j'en aurais trop peu. Celui qui me lance sans mon consentement des nouvelles de gens que je ne connais pas vraiment.

Il y a le Facebook qui me permet de voir les photos des partys que je rate pendant mes vacances. Celui qui me donne l'occasion de vous faire un peu rougir de jalousie avec mes photos de soleil et de palmiers.

Il y a le Facebook qui me permet de faire des blagues et de rire un brin de ceux qui ne les comprennent pas.

Il y a le Facebook qui me faire découvrir des gens extras, et d'autres qui me font malheureusement peur, parfois. Vraiment.

Il y a le Facebook malsain qui me permet de rester faussement en contact avec des gens que je me plais à détester.

Il y a le Facebook qui me lance dans la face que mon ex vient d'avoir un bébé (ayoye). Qu'une telle est fiancée (avec qui, donc?) et que l'autre est maintenant célibataire (ah oui???).

Il y a le Facebook qui m'apprend que la voisine de mon amie du primaire est à Cuba. Que mon p'tit bébé préféré est sur le point de faire ses premiers pas. Qu'un lointain collègue à qui je n'ai jamais vraiment parlé est en ondes jusqu'à 16hrs. Qu'une de mes fidèles auditrices de Terrebonne a cuisiné la meilleure lasagne de sa vie. Que l'ancien chum de Chose a entrepris de se faire tatouer la moitié du corps. Que l'ami de l'ami de mon amie est en train de boire un verre avec l'ami de l'ami de l'ami de mon amie à tel endroit.

Le Facebook que je ne peux atteindre en ce moment pour cause de wifi du Fort Lauderdale Airport qui veut juste rien savoir. Grrr. 

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