jeudi 26 décembre 2013

Repartir à neuf

Dernièrement j'ai eu beaucoup envie d'écrire et beaucoup envie de changement. Je ne sais pas si ce sera réellement différent de ce blogue-ci, mais je vous invite à suivre mon nouveau projet d'écriture qui prend tranquillement forme ici: Mademoiselle Divague.

Lisez, commentez, partagez si ça vous plait!

Caro xx

mercredi 5 septembre 2012

En berne.


« Prière de ne pas sauter trop vite aux conclusions. Ceci est l'acte d'un fou. »

J'hallucine.

Oui, c'est l'acte d'un fou. Tout attentat est acte de désaxé. Merci.

Depuis 14 heures, je suis sur le cul. Je suis sur le cul et comme toi, toi et toi, je ne parviens pas à quitter mon satané sofa. De ce sofa, j'arrive à regarder ni Ricardo, ni la reprise d'Un Souper Presque Parfait, ni le dernier épisode de la saison 1 de Dexter. (Mille ans de retard sur le reste de l'humanité. Je sais. On en reparlera.) Je suis sur le cul, la face longue devant les mêmes images qui tournent en boucle. Quand RDI change de sujet, je passe à LCN. Quand LCN me ramène les résultats électoraux, je repasse à RDI. Une nouvelle information chaque 15 minutes. Au compte-gouttes. Flabergastée. Pas assez de 140 caractères pour vomir tout ce que j'ai à vomir. Je sais même pas ce que je ressens. C'est laid. C'est gris. Ça sent et goûte mauvais.

J'hallucine.

J'ai dormi 5 heures. Le Québec couché après minuit a dormi 5 heures. J'suis sortie de mon émission de radio hier soir entre deux émotions. Heureuse pour la victoire du PQ. Fière de mon Québec qui a élu une femme au pouvoir. Déçue qu'on ait réussi à l'élire de peine et de misère... Heureuse de l'élection de Léo Bureau-Blouin qui, comme le disait Alex Perron, « peut être député, mais ne peut toujours pas se saouler aux États-Unis ». À cette heure-là, les blagues étaient permises. Léo est beau. Léo me donne espoir. Heureuse pour Amir et Françoise. Déçue pour Jean-Martin Aussant. Je suis sortie de mon émission de radio à 23h55 dans cet état pas clair. Des collègues en train de regarder le discours de notre nouvelle Première Ministre. Je m'insurge de toutes ces huées contre les autres candidats qui parviennent de la salle. Je trouve les gens morons. Je trouve souvent les gens morons. Pauline Marois, elle, me fait sourire. Maternelle. Réconfortante Pauline.

Paf. Deux gars baraqués. Des yeux apeurés. Plus de Pauline.

On se regarde et, j'ai honte de le dire, mais on rit un peu. Ben oui il est nerveux, notre rire. Mais à cet instant précis, qui, franchement, pense que quelqu'un a voulu tirer sur Pauline Marois?

Puis des détails. Bombe assourdissante. Homme maîtrisé. Homme armé. Arme longue. Cocktail molotov. Possibles blessés. AK-47. Personnes grièvement blessées. Mort.

On ne rit plus. Depuis longtemps, on ne rit plus.

Un homme en robe de chambre a réussi à mettre feu. À mettre le feu. À entrer dans le Métropolis. What the fuck.

Un homme en robe de chambre et passe-montagne, menotté, crie « Les Anglais se réveillent!! ».

J'hallucine.

Des images d'horreur commencent à faire leur apparition sur les réseaux sociaux. Des messages de haine contre le PQ et Pauline Marois, qu'on traite de « bitch » sans retenue. Vraiment?

« So day 1. Not dead. We've got plenty of more days to gun that bitch down. »

J'hallucine.

Et ce matin au réveil, les yeux encore collés, le téléphone à deux pouces du visage parce que semi-aveugle et même pas pris le temps de mettre mes lunettes, je vous lis. De la tristesse. De la rage. De l'incompréhension. Certains, plus froidement, partagent les photos d'Étienne d'Occupation Double qui pose maintenant pour le site mesbobettes.ca . J'hallucine. Je sais, la Terre pivote et pivotera encore demain. Je sais que le superficiel est bon pour l'âme, des fois. Mais ce matin, désolée pour ton mauvais timing Étienne, mieux vaut te rhabiller. Tes abdos de feu, j'en ai rien à cirer.

Et on désinforme. Parce que la communauté web est experte en désinformation. L'homme décédé est un chauffeur d'autobus. Non, plutôt un technicien de scène. Il n'y a pas de trou de balle sur le mur derrière Pauline Marois, c'est un problème de projection. Le SPVM avait été informé d'une menace. On dément.

« Depuis le début de la campagne, nous (Le Parti Conservateur du Québec) avons dénoncé les « wedge issues » que Mme Marois et son équipe utilisaient. Plusieurs commentaires que nous avons reçus ici nous faisaient craindre le pire... Mme Marois doit prendre le blâme de cet incident.»

J'hallucine.

Pauline est remise de ses émotions.

Charest démissionnera dans quelques heures.

Legault, nerveux, a la peur de sa vie quand son décor l'attaque pendant un point de presse.

Moi, ce soir, j'irai à la radio, et je ne saurai pas quoi dire.

Il s'est passé quoi, dans ta tête, Richard Henry Bain?

J'ai sorti mon p'tit drapeau du Québec juste pour le mettre en berne.

Maintenant, je vais prendre l'air.


mardi 14 février 2012

Ma St-Valentin

- Caro, il faudrait que tu écrives un billet sur la St-Valentin.
- Sérieux? Faut vraiment que je fasse ça?

Bon. La St-Valentin. Tout le monde pense qu'automatiquement, parce que je suis célibataire, je déteste la St-Valentin. Mais où vous allez chercher ça? C'est pas parce que je mets cette photo sur Facebook à chaque année, le 14 février, que je suis amère.


Sincèrement? Je l'aime bien, la St-Valentin. Sur 32 St-Valentin (oui oui, j'ai bien fait le calcul. Trente-et-un ans. Trente-deux St-Valentin), j'ai dû en passer trois, peut-être quatre avec un amoureux. Un moment donné, tu comprends que Cupidon, c'est comme le Père-Noël. Tous les mêmes. Cupidon, c'est pour faire vendre des bonbons.

J'aime bien la St-Valentin parce chaque année, quelqu'un pense à m'offrir une poignée de cœurs à la canelle trop épicés pour la ligue. J'aime bien la St-Valentin parce que chaque année plein de gens prennent la peine de me dire « je t'aime ». Je suis entourée des amis les plus merveilleux du monde et sincèrement, ils valent bien deux ou trois valentins. Peut-être même quatre. Messieurs, vous avez du pain sur la planche si vous voulez accoter ça.

Alors je n'ai pas grand chose à dire, sur la St-Valentin...

À part peut-être qu'avec la radio, j'ai passé une partie de ma St-Valentin à l'hôpital Ste-Justine, pour un radiothon. Pour être honnête, j'avais un peu peur de me retrouver là aujourd'hui. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur de ne pas savoir quoi leur dire... Rarement j'ai eu à « dealer » avec la maladie. Je suis bénie des dieux. J'avais peur de figer devant un si p'tit être qui se bat contre une saloperie de cancer. J'avais peur de ne pas être assez forte.

Et je suis arrivée là. Et j'ai compris. Un enfant est un enfant. Malade ou pas. Un enfant rit, pose des questions, joue, touche à tout. Un enfant fige devant un micro de radio. Un enfant trouve qu'il a une drôle de voix quand il s'entend dans les haut-parleurs. Un enfant est timide, l'autre pas. Un enfant rêve de devenir un grand joueur de hockey, l'autre une grande scientifique. Un enfant aime les sucreries. Un enfant ne devrait pas prononcer si facilement « leucémie aiguë lymphoblastique ».

Un enfant ne devrait pas rentrer dans le bureau du médecin pour autre chose qu'une varicelle.

J'ai donné avant ma visite à Ste-Justine. J'ai donné après ma visite à Ste-Justine.

Je lance aujourd'hui un défi à tous les célibataires, qui n'ont pas de fleurs et/ou chocolats et/ou souper au resto à payer aujourd'hui. Cliquez ici, et soyez généreux.

Bonne fête de l'amour!! :)

vendredi 3 février 2012

Il est où, ton coeur d'enfant?

Nom: Dubois
Prénom: Caroline
Lieu de naissance: Jonquiére. (Pas Jonquière. Chez-nous, on dit JonquiÉre. Comme dans « Ma MÉre m'a donné naissance à JonquiÉre. » )
Âge physique: 31 ans.
Âge mental: 22 ans. Souvent 8.

J'ignore ce qui s'est passé dans ma vie en 1989, mais c'était tellement dément que j'ai décidé de rester collée là.

Pour me remercier de m'être occupée de sa petite lors d'une séance de magasinage, mon amie Marie m'a déjà offert:
1. Une crème glacée.
2. Une visite à l'animalerie. Pour aller voir les bébés chiens. Rock on.

Mon paradis: le Maître Glacier, coin Papineau et Bellechasse. Un mur complet de jujubes comme quand j'avais 8 ans. Un rêve devenu réalité. En plus, la proprio nous permet de traîner pendant des heures sur sa terrasse, dans la balançoire qui ressemble à celle de mes grands-parents, quand j'avais 8 ans.

Tu m'amènes au zoo, tu dois être prêt à ça: je vais en parler pendant 3 mois. Un lama, ça peut me faire rire sur une très longue période. Très très longue en fait. Tu vas te tanner, que j'en revienne pas.

Je ne veux plus acheter de poisson rouge parce que chaque fois, je pleure sa mort au bout de 2 semaines. Et je me trouve niaiseuse.

La moitié du temps, j'achète des vêtements non pas parce que je les trouve beaux, mais parce que je les trouve drôles. Brillant? Pas du tout. 

- T'es pas game de l'acheter, le perfecto en fausse peau de cobra. Y'est ben trop laid.
- Ah non? R'garde-moi ben aller.

- T'es pas game de les acheter, les Doc Martens à pois.
- Ah non? R'garde-moi ben aller.

Mes séances de lèche-vitrine se résument souvent à ça. Depuis, j'ai des souliers de clown et un perfecto d'une matière inconnue qui fond près d'une source de chaleur. Et je me demande toujours avec quoi les porter.

Mes amis savent que pour me remonter le moral lors d'une journée triste, genre une journée de poisson rouge qui rend l'âme, ça coûte 5$. Un sac de chips au vinaigre. Une Orange Crush. Bingo. T'auras jamais vu un moral remonter la pente aussi vite. La semaine dernière, mon repas d'anniversaire se résumait à: Des chips et de l'Orange Crush. Des jujubes. Beaucoup de jujubes. Des Jelly Beans. Des colliers de bonbon. Des cigarette Popeye. Du Pop Corn. Un gâteau Deep 'n Decicious. J'ai tellement mangé de sucre que j'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Et le lendemain, j'ai souffert d'un des plus gros « hangover » de toute l'histoire des « hangover » . Mal à la tête d'avoir trop mangé de bonheur enrobé de chocolat. 

Au boulot, on m'a offert des ballons. J'ai passé ma soirée seule à la radio, les ballons accrochés au micro. Quatre heures à les tasser, à les trouver embarrassants, à m'accrocher dans les rubans. Pas question toutefois que je les bouge de là. C'est mon anniversaire et je ne veux pas l'oublier une seule seconde. Des ballons à mon anniversaire, ça fait pas ma journée, ça fait mon année. Ils sont dans mon salon depuis une semaine. Ils dégonflent tranquillement. Ça me rend triste.

Pour mon 2e repas d'anniversaire (on fête jamais assez), j'ai convié tout le monde au restaurant. J'aurais pu choisir La Brasserie T, Les Héritiers, Le Quartier Général... Mais y'a qu'un seul endroit où je peux avoir une grosse tablée, des chapeaux de fête, des flûtes, et des serveurs embarrassés qui doivent chanter « bonne fête » en groupe. Cette année, pour mon anniversaire, au yâbe la sortie mondaine, on va au St-Hub. Salade de chou et petits pains à volonté. Curieusement, tout le monde a répondu par l'affirmative. « Enfin, quelqu'un qui ose », qu'ils se disent. J'en suis certaine.

- Allo! C'est pour une réservation. Quinze personnes.
- Beau groupe ça! Combien d'enfants?
- Aucun.
- Quinze adultes?
- Ouaip. Quinze adultes, dont une de huit ans.


mercredi 25 janvier 2012

Tendre (et dodue) enfance.

Dans deux jours, j'aurai 31 ans.

- Hey! Pis? Comment ça été, tes 30 ans? Toi qui craignais tant la fin du monde?

Bah... Ça été. Pas grand chose à dire là-dessus.

Ça, c'est moi autour de 3 ou 4 ans. 


















Adorable, avouez...

Mais avant ça, je suis née. 

Il y a de cela 31 ans, à 13h15. Un mardi. La journée la plus plate de la semaine. Pas moyen de faire ça en pleine nuit, de réveiller la famille, et créer un événement, de semer un vent de panique... Je n'aimais déjà pas causer de remous. Alors je suis née, au bout de je ne sais combien d'heures de travail (j'ai dû faire ça vite, j'aime pas les traîneux) avec le genou gauche le plus laid du monde. Un angiome (tapez ça dans Google Images), c'est pas joli joli. Essaie de trouver quelque chose de cute à un angiome. Tu trouveras jamais. Alors j'étais un bébé rose et rouge. Rose partout, rouge sur le genou. Et ma mère qui m'a toujours répété que le rouge et le rose s'agençaient mal. Après « Les si mangent les rait », y'avait « Le rouge et le rose, ça ne va pas ensemble ». Rassurez-vous, un angiome, ça disparaît avec les années... Bah... Pas totalement. J'ai encore le genou laid. Mais je me plais à dire que c'est mon seul défaut. Et à bien y réfléchir, je pense que c'est vrai.

samedi 31 décembre 2011

La boîte

Je me suis levée. J'ai joué la barista avec ma nouvelle machine à café. Une fois. Deux fois. Tr... Non. Faudrait pas exagérer.

J'ai rangé mes cadeaux. Défait ma valise (j'suis rentrée du Saguenay hier soir). J'ai rangé et nettoyé tout l'appartement de 4 pieds carrés. Brossé les chats. Ma foi, j'suis en train de changer.

J'ai sorti ma « To do list 2011 – Projets / défis et autres folies ». Fait le bilan. Huit checks sur 11. Bon ok, 7 ½. Bon ok, 7 ¼.

J'ai écrit « To do list 2012 – Projets / défis et autres folies » sur une feuille. Douze points sur celle-là. Du pain sur la planche.

vendredi 9 décembre 2011

Le temps des réjouissances

- Tu veux quoi, pour Noël?
- Ben j'ai l'intention de m'acheter une nouvelle machine à café... J'aurais besoin d'un moulin, de p'tites tasses à espresso, des trucs comme ça! Toi, tu veux quoi?
- Ben en fait, moi aussi, ça fait un bout que je veux une machine à café... 

Pas la peine de réfléchir plus longtemps. Vous avez compris.

- Vous allez vous offrir, ta soeur et toi, le même cadeau? C'est un peu con, non?!

Ben oui, mais c'est ça, Noël. C'est offrir pour offrir, pour le plaisir de trouver quelque chose qui va vraiment plaire à l'autre. Noël, chez nous, c'est aussi:

- Bon, là, cette année, on s'énerve pas trop, hein??

Dans le sens de « on y va petit budget ». Yeah right. C'est comme de me demander d'y aller mollo avec le ketchup sur la tourtière. 

- Mais tu gâches le goût!
- Je ne le gâche pas, je l'agrémente!!!!